
Publié le 25/02/2026
Salaires, intensification du travail, désorganisation et pression… la vie des salarié·es est de plus en plus difficile dans les entreprises. Cela ne tient pas du hasard mais à la captation des richesses dans la chaine de valeur par un petit nombre de grands groupes donneurs d’ordre. La France est championne d’Europe de versement de dividendes, de sous-traitance en cascade et d’accidents du travail... Il y a un lien de causes à effets direct.
Nous le voyons particulièrement dans nos professions où la sous-traitance de production, comme dans le textile ou la maroquinerie, n’a pour objet que de faire du profit en payant plus mal les salarié·es qui font pourtant exactement le même produit manufacturé. D’ailleurs si leurs salaires sont très bas et proches du Smic, le prix des sacs à main en boutique de luxe ne varie pas en fonction de la fiche de paye des ouvrières…
Salariés sous-traités, sous-payés, maltraités, toutes et tous concernés par les inégalités :
refusons que nos droits et nos salaires soient tirés vers le bas !
C’est vrai aussi dans la sous-traitance de service, comme dans les blanchisseries industrielles. Elles ont été « externalisées » pour imposer l’austérité et faire des économies sur nos services publics ou pour augmenter les marges dans les entreprises privées. Les salariés sous-traités sont encore plus maltraités. Mais ce ne sont pas les seuls concernés car cela conduit à tirer tous les droits et les salaires vers le bas.
Ce sont les mêmes mécanismes pour les femmes qui sont payées en moyenne 25% de moins que les hommes. Les inégalités salariales sont d’abord scandaleuses pour celles qui les subissent mais elles concernent tout le monde car dès lors qu’on accepte de payer un·e salarié·e moins bien, alors qu’il ou elle fait un travail égal ou de valeur égale, on finit par mal payer tout le monde. Nous le voyons avec le tassement de tous les salaires. Alors que la France est la 2ème économie de l’UE, nous avons seulement le 6ème salaire minimum. Le SMIC n’a pas eu de « coup de pouce » depuis 13 ans, au-delà de la loi qui l’indexe sur l’inflation. Cela tire tous les salaires vers le bas avec un niveau de Salaire Mensuel de Base (SMB, 1ère ligne en haut de la fiche de paye) en dessous de celui de 2020.
Dans nos entreprises, le syndicat est le seul outil qui permet de rassembler tous les salarié·es pour transformer leurs problèmes individuels en revendications collectives. C’est ce que nous montrons quand nous obtenons des avancées lors des négociations collectives. Par notre unique présence nous participons à être, quand il le faut, le seul contrepouvoir. C’est pour cela que nous subissons l’inacceptable répression patronale, à laquelle nous répondons par la solidarité CGT comme nous l’avons fait pour Ludovic RABUT. C’est ce que nous démontrons aussi lorsque les directions d’entreprise s’entêtent et nous obligent à faire grève ou à débrayer pour gagner des augmentations de salaires, comme viennent de le faire les salariés avec leur syndicat chez Weston !
Nous le savons mais nous devons le répéter pour inviter les salariés à s’organiser et renforcer la CGT : il n’y a pas de droit sans syndicat et pas de syndicat sans syndiqués !
Lors des NAO, continuons à revendiquer partout des augmentations générales de salaire plutôt que des primes occasionnelles. Affichons les tracts et participons aux manifestations les samedi 7 ou dimanche 8 mars pour gagner l’égalité salariale !
Thomas VACHERON
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Secrétaire fédéral
Editorial du journal de la Fédération THCB, février 2026
► Source : Journal du THCB février 2026
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