
Publié le 25/02/2026
Le 23 février 2026, l’Inspection du travail a refusé d’autoriser le licenciement de notre camarade Ludovic RABUT, délégué syndical central (DSC) chez ANETT/KALHYGE. Après trois mois de mise à pied conservatoire, dans le cadre d’une procédure qu’il contestait avec fermeté, il est aujourd’hui, enfin rétabli dans ses droits.
Après trois mois de mise à pied conservatoire, dans le cadre d’une procédure qu’il contestait avec fermeté, il est aujourd’hui, enfin rétabli dans ses droits.
Un revers pour Anett-Kalhyge, le statut protecteur des représentants du personnel s’impose juridiquement.
Cette décision constitue un revers pour sa direction et, plus largement, un signal fort adressé à tous ceux qui seraient tentés de fragiliser l’action syndicale. Car le statut protecteur des représentants du personnel ne relève pas du symbole, il s’impose juridiquement.
Le soutien constant des salariés et de la CGT (UD, Fédération THCB, Confédération...)
Durant toute cette période, Ludovic n’a jamais lâché prise. Malgré la pression et l’atteinte portée à sa réputation professionnelle et syndicale, il est resté fidèle à ses responsabilités de DSC et à ses convictions. À aucun moment, il n’a été isolé, bien au contraire, il a pu compter sur le soutien constant des camarades et des élus CGT de l’entreprise, des salariés notamment avec une pétition et de son union départementale de l’Ain ainsi que sur l’appui déterminé de sa fédération et de la confédération. À chaque étape, conseils, mobilisations et solidarité se sont conjugués pour faire face. Ils ont refusé que l’exercice d’un mandat syndical puisse être assimilé à une faute. Cette cohésion et détermination collectives ont permis de tenir dans la durée et ont porté leurs fruits.
Partout des formes multiples de répression patronale
Cependant, cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large. Depuis plusieurs mois, la répression patronale prend des formes multiples comme des mises à pied conservatoires prolongées, des procédures disciplinaires contestables, des pressions hiérarchiques, des entraves à l’exercice des mandats, voire comme ici des tentatives de licenciement de représentants protégés. Autrement dit, il s’agit de fragiliser, d’isoler et de dissuader celles et ceux qui s’organisent collectivement.
Ludovic RABUT présent à la tribune du meeting pour les libertés syndicales à Montreuil
C’est précisément pour dénoncer cette situation que, le 4 février 2026, à Montreuil, la CGT a organisé un meeting national consacré à la défense des libertés publiques et syndicales, auquel participait Ludovic. Sa présence à la tribune prenait alors une dimension particulière, en incarnant concrètement ce que vivent aujourd’hui de nombreux militant·es. En effet, ils sont désormais plus de
1.000 camarades syndicalistes à subir sanctions, poursuites ou procédures en raison de leur engagement.
À cette occasion, la Secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a rappelé que les libertés syndicales constituent des droits fondamentaux, conquis de haute lutte et non négociables. De leur côté, Jacques Toubon, ancien Défenseur des droits, comme la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), la CFDT, la CGC et d’autres, ont apportés leurs soutiens et soulignés que la liberté syndicale demeure un pilier essentiel de l’État de droit et qu’elle doit être protégée avec vigilance.
Un combat collectif pour la défense des libertés syndicales, le respect des mandats de celles et ceux qui défendent l’intérêt des salariés
Ainsi, la décision rendue ce 23 février par l’inspection du travail, donne un écho particulier à ce meeting. Elle démontre que, face à la répression patronale, la détermination, l’unité et le recours au droit peuvent conduire à des victoires syndicales concrètes. En définitive, la réintégration de Ludovic témoigne d’un combat collectif pour la défense des libertés syndicales, le respect des mandats de celles et ceux qui défendent l’intérêt des salariés et, plus fondamentalement encore, la dignité de tous les militants. Mais rien n'est gagné d'avance et à l'heure où nous écrivons la direction continue de s'acharner. Notre détermination à faire respecter le droit syndical ne s'arrêtera pas !
► Source : Journal du THCB février 2026
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