Donneurs d’ordre sous-traitants : l’intérêt commun des salarié·es

Publié le 01/07/2026

La fédération THCB tâche de plus et mieux organiser les salarié·es des même secteurs de productions car leurs intérêts sont communs : si les salariés de la sous-traitance sont sous-payés et mal traités comment penser que ceux chez les donneurs d’ordre resteront au-dessus ? Si ceux des donneurs d’ordre n’informent pas les sous-traitants de leurs droits pour tirer tout le monde vers le haut, comment imaginer que tous ne seront pas tirés vers le bas ? Ce sont une partie des échanges qui ont eu lieu lors de cette nouvelle journée d’étude fédérale qui cette fois-ci a eu lieu à Clermont-Ferrand le 17 juin.

Grâce à l’aide de l’union locale et départementale, plus de 30 syndiqué·es des maroquineries de l’Allier, du Cantal, de Haute Loire, du Puy de dôme et de Corrèze ont participé à cette journée de formation. Plusieurs salarié·es des groupes Hermès, Tolomei, Sofama ou encore Fleurus étaient présents.

Les débats ont d’abord permis de connaitre les variations de productions qui sont parfois instrumentalisées pour faire peur aux salariés par les directions sous-traitantes des groupes Hermès, Vuitton et Chanel. Ensuite ce sont les problématiques sur les conditions de travail qui ont pris beaucoup de place, tellement il est dur de faire 10, 15 ou 20 ans dans une maroquinerie alors que le gouvernement et le patronat veulent repousser l’âge de la retraite à 64 ans. Enfin, la question de connaitre les droits et les salaires dans les différents groupes permet de voir les marges de progression possibles, en défendant les augmentations générales de salaires plutôt que les primes occasionnelles souvent non cotisées. Tirer les droits et les salaires vers le haut est possible puisque c’est le cas lorsqu’une entreprise est reprise par le donneur d’ordre.

« Sous-traitants oui, mal traités et mal payés, non merci ! »

Les entreprises en France sont celles qui ont le plus recours à la sous-traitance, qu’elles soient de production (même secteurs d’activité comme en maroquinerie) ou de service (qui avant était réalisé par l’entreprise comme les blanchisserie). Nous sommes justement le pays d’Europe avec le plus gros nombre d’accidents du travail et de tassement des salaires. Ce doit être une priorité pour la fédération comme pour toute la CGT de limiter le nombre de rang de sous-traitance, de réinternaliser dans les groupes et de défendre les même droits pour les même métiers. Pour l’égalité femme homme nous défendons « à travail de valeur égale, salaire égal ». Prolongeons cette revendication « Sous-traitant oui, mal traités et mal payés, non merci ! » 

Les représentants patronaux des branches de la maroquinerie freinent nos salaires 

Alors que le SMIC a été revalorisé de 2,41%, l’intersyndicale propose une augmentation sur l’ensemble de la grille de 2,7% afin de ne pas perdre en niveau de vie, d’éviter le tassement des salaires et de décoller un tout petit peu les premiers niveaux du SMIC.

En face, l’organisation patronale s’est honteusement limitée à proposer une augmentation de 0,5%, plaçant le 1er niveau de la grille à seulement 8€ du SMIC. Une prochaine réunion doit se tenir le 1er juillet.


Source  : Journal du THCB juin 2026


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