Vivre de son travail [Edito]

Publié le 01/10/2026

Carburant, alimentation, logement… tout augmente sauf nos salaires ! Les primes occasionnelles non cotisées ne compensent pas les pertes de salaires des dernières années. Nous devons gagner l’indexation de tous les salaires sur les prix.

La situation est de plus en plus difficile pour les salarié·es et les retraité·es, mais ce n’est ni un hasard, ni une fatalité. D’un côté l’agression de Poutine en Ukraine a fait augmenter les prix de l'énergie, de l’autre l’attaque de Trump et Netanyahu en Iran a fait exploser le montant des carburants : l'extrême droite au pouvoir, c’est la loi du plus fort et du plus fortuné ! C’est la guerre pour maintenir leur pouvoir et les profits des multinationales. C'est le non-respect du droit international avec les victimes des conflits, le recul des libertés démocratiques et le renforcement du pouvoir patronal contre le droit du travail. C’est une politique qui va à l’encontre des salarié·es du monde entier !

S'ajoutent à ces situations les profiteurs de guerre, entreprises ou fonds qui spéculent (profitent de la situation en achetant, stockant, ou revendant à la hausse) sur tous les produits, même de première nécessité comme l’alimentation ou l’énergie. Voilà les raisons de l’explosion du prix du carburant où une entreprise comme Total, qui a fait plus de 10 milliards € de profits en 6 mois sur la crise , à un coût de revient à 50 dollars le baril en se sur-facturant au prix du marché mondial à 100 dollars, dissimulant leurs profits à l’étranger, “fraudant légalement” l’Etat. Concrètement les hausses se voient à la pompe, mais aussi sur le fioul (détaxé) pour remplir la cuve des chaudières avant l’hiver. Le premier problème ce ne sont pas les taxes, mais la spéculation des multinationales du pétrole.

Face à l’inflation et l’austérité, on s’organise avec la CGT pour gagner l’indexation des salaires sur les prix et un budget de progrès social

A l’inverse, comme cela s’est fait durant la guerre du Golfe, la Cgt propose le blocage des prix pour revenir à un litre de carburant autour de 1€50, utile pour les salariés comme pour les entreprises et cela coûte zéro € d’argent public sur le budget de l’Etat. Comme le gouvernement ne veut pas s’attaquer aux profits en bloquant le prix du carburant, ni mettre les ultra-riches au même niveau d'impôt que le reste de la population avec la petite taxe Zucman, et même pas diminuer les 211 milliards d’aides publiques aux entreprises, tout va encore reposer sur les jeunes, les travailleur·ses et les retraité·es. Ce budget d’austérité ce sont des milliards d’euros d’économies sur notre dos : moins de pompiers, de soignants, d’enseignants, moins de services publics, de routes et de transports en commun sur tous nos territoires…

Le net, le brut et les truands. En plus, ils s’attaquent au budget de notre sécurité sociale, c’est-à-dire à notre salaire brut en désindexant les retraites sur les prix. Comme pour les salaires, le montant des retraites va alors décrocher par rapport à l’inflation. Partout dans nos entreprises, demandons la réouverture des NAO pour gagner des augmentations générales de salaire brut, pour le mois et pouvoir vivre toute la vie en cas de licenciement, accident, maladie, parentalité, retraite.

Les délégué·es qui vont participer au 13e congrès de la fédération THCB à Hyères apporteront leur expérience syndicale et montreront que ce que nous vivons n’est pas une fatalité, qu’on soit du Textile naturel et artificiel, de l’Habillement et de la couture, du Cuir et de la maroquinerie ou des Blanchisseries, donneurs d’ordres comme sous-traitants. Nos problèmes sont similaires, nos revendications complémentaires. Notre seule solutions efficace c’est de s’organiser collectivement, plus et mieux avec la CGT dans nos entreprises, et de se coordonner nationalement pour vivre de notre travail. 

Thomas VACHERON
Suivre@thomasvacheron sur Instagram - Bluesky
Secrétaire fédéral
Editorial du journal de la Fédération THCB, septembre 2026 

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