
Publié le 22/07/2026
Les négociations salariales qui ont suivi la revalorisation automatique du SMIC au 1er juin liée à l’inflation, montrent une nouvelle fois que les avancées sociales sont toujours le fruit du rapport de force.
Dans la branche du textile,
nos négociateurs ont obtenu une augmentation à la hauteur de l’inflation de 2,41 % sur l’ensemble de la grille des salaires ainsi que le maintien de la clause de revoyure, indispensable pour préserver le triptyque que notre Fédération défend afin de garantir des minima conventionnels en phase avec les évolutions du SMIC, indexé sur l’inflation. Parce que ces revendications ont été entendues, notre Fédération THCB CGT a signé cet accord, désormais applicable dès le mois de juin dernier. Ce n’est pas du plus mais cela permet simplement de maintenir le niveau de vie.
Dans la branche de la maroquinerie,
la situation est tout autre. Malgré les profits considérables réalisés dans le secteur du luxe, le patronat persiste à proposer des « augmentations » de seulement 1 % pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise, et 0,5 % pour les cadres du premier niveau. Ces propositions restent très éloignées des besoins des salarié·es et ne compensent en rien les effets de l’inflation sur leur pouvoir d’achat.
Cette position est d’autant plus inacceptable que les salarié·es des entreprises sous-traitantes des grandes maisons, comme Hermès, Chanel ou Louis Vuitton, supportent des cadences élevées, des exigences toujours plus fortes et des conditions de travail qui se dégradent sans véritable reconnaissance salariale. Derrière l’image d’excellence du luxe, ce sont des femmes et des hommes dont le savoir-faire est indispensable et qui appelle une juste rémunération.
Face au refus du patronat de simplement maintenir le niveau de vie, avec une proposition qui en est très loin, il était impossible de cautionner un accord qui entérine des salaires insuffisants.
Notre Fédération THCB CGT, comme la majorité des organisations syndicales de la branche, a donc fait le choix de ne pas signer l’accord sur les salaires de la branche maroquinerie. Elle signera toutefois les accords pour la revalorisation des grilles de salaires des branches de la cordonnerie, et de la tannerie.
Les négociations se poursuivent désormais dans la branche du TAS (Textile artificiel et synthétique), où les premières discussions s’annoncent elles aussi difficiles. Pour autant, notre Fédération restera fidèle à ses revendications dans l’intérêt des salariés, et ne cédera pas sur l’exigence de salaires dignes et de garanties collectives à la hauteur des besoins des travailleur·ses.
► Source : Journal du THCB juillet 2026
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