
Publié le 30/03/2026
Carburant : bloquer les prix et augmenter les salaires ! Signons et faisons signer la pétition www.change.org/p/hausse-du-carburant-nous-refusons-de-payer-pour-travailler
Suite à l’augmentation mécanique du SMIC sur l’inflation de 1,18% au 1er janvier, des négociations sur les salaires ont eu lieu dans nos branches professionnelles ou sont en cours, et dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés partout où il y a un syndicat l’employeur a l’obligation d’ouvrir des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO).
Beaucoup de syndicats des entreprises de nos branches professionnelles Textile Habillement Cuir Blanchisserie mettent du temps et de l’énergie pour préparer ces négociations. Informer les salariés et construire avec elles et eux la revendication, porter celle-ci auprès de la direction, préciser avec les salariés et les syndiqués les propositions… Tout ceci participe à rassembler les salarié·es sur leurs préoccupations premières qui est l’augmentation générale des salaires.
Dans le textile industrie (CCN 018)

En Haute Loire, chez BARBIER le leader dans la fabrication de films polyéthylènes, le mépris des revendications des salariés lors des NAO avec 0,25 € de l’heure proposé par la direction s’est soldé par un Procès-Verbal de désaccord. Il n’aura pas fallu plus de deux semaines pour que la colère se propage dans les ateliers d’extrusion à Monistrol S/Loire et Ste Sigolène et débouche sur une grève pour des augmentations de salaires. « Grâce à notre travail, Barbier fait des profits, il faut mieux les partager » réclament les grévistes dans les tracts distribués. La détermination des près de 150 ouvriers et ETAM mobilisés avec l’appui du syndicat THCB 43, de l’UD et de la fédération a forcé la direction à reprendre les négociations. Au bout de 5 jours, malgré le chantage sur le cours du pétrole suite à la guerre en Iran, les intimidations voire les menaces sur les intérimaires et les salariés, les élus CGT ont arraché, en incluant les NAO, +0,30 €/heure (soit 45 euros brut par mois) pour toutes et tous, plus 700 € de primes cumulées. C’est le résultat du rapport de force sur une grève qui n’était pas majoritaire. Nos délégués ont valorisé ces avancées pour les 600 salarié·es du groupe en faisant de nouveaux syndiqué·es afin d’être encore plus forts à l’avenir. Ils ont aussi convaincu des sympathisant·es de venir renforcer la liste de candidat·es CGT aux prochaines élections CSE.
Chez GRANGER FRERES, dans le textile plastique, la constance du travail syndical a permis aux délégués de négocier + 0,20 € sur le taux horaire, + 5 € sur la prime d'assiduité, + 0,10 € sur la prime panier jour et nuit, 3000 € de PPV et +5% de prise en charge de la mutuelle par l'employeur soit 65% en tout.
Dans le même groupe, chez G’IMPRIM, entreprise de moins de 50 salariés dans l’impression de films plastiques, grâce à la signature majoritaire d’une pétition et à la pression exercée par la grève chez Barbier, les représentants CGT ont obtenu +0,20 €/heure d’AG, +5 € sur la prime d'assiduité, +0,10 € sur prime panier jour et nuit et 1800€ de PPV, +5% de prise en charge de la mutuelle par l'employeur soit 65%.
Chez SATAB, dans le textile étroit, suite à un PV de désaccord la direction a appliqué sa dernière proposition : 1,2% d’AG sur les grilles de salaire, 3 mois sans prorata de présence pour les primes en cas d'accidents de travail, +5€ sur les primes Vacances / Noël (= 230€)
Chez COVERIS, dans la Loire et la Haute Loire la négociation en intersyndicale a facilité les négociations, débouchant sur : +31 €/mois d’AG et +4 € de prime panier/mois, également une surprime de 100 €/an en l’absence d’accident qui viendra se rajouter aux 360 € existants (qui ne doit en aucun cas faire oublier que la sécurité des salariés est de la responsabilité de l’employeur).
En Rhône-Alpes, chez PORCHER, les NAO ont débouché sur une augmentation générale de 1,5 %, rétroactive au 1er janvier.
dans les Ardennes, chez ADLER PELZER, après deux réunions de négociation, une augmentation générale de 1,2 %, avec effet rétroactif au 1er janvier, a été obtenue. Les discussions ont également permis une revalorisation de la prime de rentrée de 50 €, portant dorénavant celle-ci à 180 euros, ainsi que le versement d’une prime garantie de 100 euros, en complément de la prime d’intéressement.
Dans le Textile artificiel et synthétique,
Chez HEXCEL FIBERS, les négociations ont permis de gagner deux jours de congés supplémentaires, ainsi que des mesures salariales comprenant une augmentation générale de 1 %, et 0,5 % d’augmentations individuelles.
Dans l’Oise à Beauvais, chez SPONTEX, les discussions ont abouti à des augmentations générales différenciées : 2 % pour les salariés dont la rémunération est inférieure à 50 000 euros annuels et 1,7 % pour ceux dont les salaires dépassent ce seuil.
Tout augmente à commencer par les prix du carburant, l’inflation va donc s’accélérer à nouveau. Portons partout en affichant les tracts (à retrouver ci-dessous en téléchargement)), le blocage du prix des carburant, l’augmentation des salaires et leur indexation sur les prix comme nous l’avons fait sur tous les minimas des différents niveaux dans la convention collective du textile.
► Source : Journal du THCB mars 2026
►► Pratique :
- Textile : indexer tous les niveaux de branches sur le SMIC et sur les prix !
- Résumé de convention collective textile