
Publié le 31/01/2026
Les négociations annuelles obligatoires des minima conventionnels dans les textiles artificiels et synthétiques et le textile naturel viennent de se terminer.
Concernant le textile artificiel et synthétique (TAS),
les négociations avaient été entamées en fin d'année 2025. La délégation CGT avait alors initié une intersyndicale, avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives dans la branche. Nous avions revendiqué ensemble une augmentation des minimas de 2% sur toute la grille salariale. En face, l’organisation patronale a proposé 1,5%, tout juste au-dessus de l’estimation faite en fin d’année 2025 de la revalorisation automatique du SMIC qui aurait lieu au 1er janvier 2026 (la revalorisation du SMIC était alors anticipée à 1,4%). Cette proposition étant au-dessus de l'inflation, la CGT a décidé de signer cet accord comme l'ensemble des autres organisations syndicales.
Concernant la négociation du textile naturel (TN),
la délégation CGT a aussi initié l’intersyndicale. Nous avons demandé 1,5% comme obtenus dans le textile artificiel et synthétique. Malheureusement, entre-temps, l’estimation de la revalorisation automatique du SMIC avait été baissée à 1,18%... et l’organisation patronale, l’UIT, s’est empressée de s’aligner en proposant 1,2%. Jugeant cette proposition insuffisante par rapport au textile artificiel, la délégation CGT suivie par une intersyndicale solide a poussé pour obtenir 1,5%. L’UIT a dû alors faire un pas vers nous en proposant 1,3%. La CGT a décidé de signer l’accord, considérant qu’il s’agit néanmoins là d’une petite avancée pour l’ensemble des salariés de la branche. Plus encore, les deux accords remplissent le triptyque posé par la CGT à chaque négociation :
- pas d’augmentation en dessous de la revalorisation du SMIC,
- augmentation uniforme sur l’ensemble de la grille,
- clause de revoyure en cas d’augmentation du SMIC dans l’année.
La CGT demande que l’ensemble des salaires soient indexés sur les prix
Si notre délégation parvient dans la branche du textile à s’assurer que l’ensemble de la grille de salaires minima suivent au moins l’inflation, ces négociations démontrent la limite de l’exercice : négocier pour, seulement, ne pas perdre en niveau de vie… Pour éviter d’avoir à le négocier à chaque fois, la CGT demande que l’ensemble des salaires soient automatiquement indexés sur les prix, comme l’est heureusement le SMIC dernier outil de régulation des salaires. Cela permettrait aux négociations collectives de retrouver leur objectif d’augmenter les salaires réels et pas seulement courir après l’inflation… C’est ce que nous vous invitons à faire dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) dans vos entreprises. Les salaires minima de branche ne sont qu’un socle minimal qui ne demande qu’à être dépassé, pour tenir compte à la fois de la réalité de l’inflation et des marges de manœuvre dans chaque entreprise. Le partage de la valeur, ça passe par augmenter les salaires. n
► Source : Journal du THCB janvier 2026