
Publié le 29/01/2026
En ce début d’année, le monde du travail subit, une offensive sociale d’une brutalité rarement atteinte. Les redressements judiciaires, liquidations et plans de licenciements se multiplient, sacrifiant des milliers de travailleuses et de travailleurs. Loin d’être accidentelle, cette vague de faillites illustre la logique d’un modèle économique qui sacrifie l’emploi, les savoir-faire et la dignité humaine au nom de la rentabilité financière.
Peut-on encore parler de fatalité lorsque ces choix sont répétés, assumés et encouragés par les politiques publiques ?
Face à cette réalité, l’année 2026 sera pour notre Fédération, une année de combats, mais aussi une année de construction. C’est dans cet équilibre que réside notre force ; celui de tenir le front social au quotidien tout en bâtissant l’avenir de notre Fédération. Dans nos secteurs, de nombreux salariés paient le prix fort des politiques de sous-traitance à bas coût et de l’absence de toute stratégie industrielle. Trop souvent, lorsque les travailleuses et les travailleurs s’organisent pour refuser cette logique destructrice, la seule réponse du patronat est la répression, qui s’abat en priorité sur les militantes et militants de la CGT.
Peut-on encore parler de « dialogue social », lorsque l’engagement syndical devient un motif de sanction ?
Cette offensive va jusqu’à s’étendre au terrain politique, comme l'a montré la récente tentative d'attaque contre le 1er mai, qui a fort heureusement échoué, grâce à la mobilisation déterminée de la CGT et des salariés.
Oser toucher au 1er mai, journée internationale des travailleuses et des travailleurs, équivaut à s’en prendre frontalement à l’histoire du mouvement ouvrier.
Tout cela n’est plus acceptable et doit cesser.
Contre l’austérité, la casse sociale et la répression syndicale, refuser la fatalité : placer au cœur de l’action l’augmentation des salaires, l’amélioration des conditions de travail, la défense de l’emploi et des sites industriels.
C’est dans ce contexte exigeant que notre fédération THCB devra assumer, en 2026, une double responsabilité indissociable.
D’une part, mener une activité revendicative intense et permanente, au plus près des entreprises, en plaçant au cœur de l’action les salaires, les conditions de travail, la santé au travail, la reconnaissance des qualifications, ainsi que la défense de l’emploi et des sites industriels.
D’autre part, d’ici mi-octobre, nous devons préparer avec rigueur, notre congrès fédéral d’union qui engage directement l’avenir de notre outil fédéral, de par ses moyens, son périmètre, et sa capacité à demeurer un point d’appui solide et fiable.
C’est ce chemin que nous avons à parcourir ensemble, avec lucidité, détermination et confiance, parce que nous n’avons pas le droit de laisser les travailleuses et les travailleurs seuls, face à la tourmente sociale. Contre l’austérité, la casse industrielle et la répression syndicale, l’enjeu est clair ; nous devons résolument, refuser la fatalité, défendre chaque emploi, chaque site et chaque militant, et construire un rapport de force capable d’imposer d’autres choix.
En ce début d’année 2026, la fédération THCB vous adresse ses vœux les plus combatifs. C’est par l’organisation collective, la solidarité et l’action syndicale que les salariés du textile, de
l’habillement, du cuir et de la blanchisserie pourront défendre leur avenir. La question est désormais posée à toutes et tous ; voulons-nous subir, ou construire ensemble, un autre avenir social et industriel ?
Hassen NASSI
Secrétaire général
Editorial du journal de la Fédération THCB, janvier 2026
► Source : Journal du THCB janvier 2026
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